Le Centre de formation et
de recherche du Gifric

en collaboration avec
l'École freudienne du Québec
présentent 5 soirées
sur le thème "Psychanalyse et sociétés"

"Une Cause imprésentable"

Sous la direction de Willy Apollon, Ph.D
Psychanalyste au Gifric

  Fonds pour la recherche et le traitement psychanalytique des psychoses
  Psychiatrie en ville
 
 

 

Club.Art:
"La mémoire du sablier"
(artiste: Réjeanne Lizotte)
 

Le traitement psychanalytique
des psychoses
 

Dépression, psychiatrie et psychanalyse
  Psychanalyse et sociétés
  Yearly Training Seminar in Lacanian Psychoanalysis
  Clinical Cases Seminar in Lacanian Psychoanalysis
  Sessions de formation clinique en psychanalyse
 

Séminaire clinique
à Montréa
l

  Liste des publications sur la psychose
 

  Les enjeux de perversion aujourdhui
 
  Bulletin du Fonds pour la Recherche et le Traitement psychanalytique des psychoses

Hors-série, janvier 2007
  Clinique psychanalytique
pour la famille
 

Rencontre sur la mutation du Cercle de Québec

Soirée de travail sur le thème de la castration
Matinée de travail
L'inquiétante étrangeté/
La mutation du Cercle
Le psychotique
et sa « mission »
Le Cercle psychanalytique
de Rimouski

 
Atelier sur le thème
de la castration

La castration a-t-elle un sens? La castration a-t-elle un sexe ?
 
Le contexte international de conflits majeurs impliquant plus ou moins directement les principaux acteurs de la scène internationale, mais surtout montrant leur impuissance à parvenir à des ententes, pendant que des populations civiles sont sacrifiées, nous ramène à l’évidence de l’Impasse. Nous faisons face une fois de plus à la nécessité de prendre acte de l’Impasse, comme d’un moment historique incontournable de l’évolution des rapports entre les nations, et peut-être même de l’évolution de l’homme sur la planète. Nous avons exploré en partie les éléments structuraux de l’Impasse pour en élaborer une conscience plus nette et plus active. Quelques-uns de ces éléments sont déterminants pour l’avenir de nos sociétés qui, à tort ou à raison, se veulent désormais le fer de lance de cette évolution : les changements climatiques globaux touchant les ressources et les conditions de vie planétaires; les transformations sociales et culturelles provoquées par les stratégies économiques de la globalisation des marchés en partie responsables de ces changements climatiques et sources de profondes inégalités entre les peuples et à l’intérieur des nations; la généralisation de l’éducation à travers les nations les plus pauvres dramatisant la conscience toute nouvelle d’une responsabilité collective; enfin l’extraordinaire développement des techniques de diffusion de l’information concrétisant la notion montante d’une solidarité planétaire. Ces éléments ont entraîné à tous les niveaux des organisations sociales une mise en cause majeure, à peine encore analysée dans ses conséquences tragiques, des fondements des processus de légitimation de tout ordre jusqu’ici établi. Cette mise en cause des processus objectifs et collectifs de légitimation est une conséquence centrale de l’interaction des éléments structuraux de l’Impasse. Ce qui caractérise cette situation, c’est que d’une part toute action sur l’un des éléments de la structure implique un engagement décidé de l’ensemble des États, et pas seulement ceux du G8, et d’autre part toute action sur l’un des éléments suppose pour avoir des résultats souhaitables une action correspondante sur l’ensemble des autres éléments de la structure.
La science occupant progressivement tout l’espace de la modernité promettait contre la religion, des modalités rationnelles de fondement de la légitimité en déplaçant la notion de cause, du Grand Autre au Réel escompté au rendez-vous de la raison expérimentale. Elle engageait pour les peuples et les nations une promotion toute nouvelle de la démocratie et du sujet du droit. L’Impasse signe en quelque sorte aussi l’échec de l’entreprise de la science de proposer des fondements rationnels à l’éthique, comme au sujet. Il n’est pas jusqu’au détournement de la démocratie par l’Empire dans ses stratégies globales de commercialisation du symbolique qui ne souligne et ne confirme au quotidien, au-delà de sa nécessité, la part de l’insuffisance de la science dans l’Impasse. L’enjeu d’un tel contexte historique dépasse tellement les ambitions et les espoirs introduits par la science dans l’aventure occidentale de refondation de la démocratie et de redéfinition du sujet, qu’on ne s’étonnera pas d’un retour en force aujourd’hui du recours à l’Autre sur la scène internationale, qui renverrait aux limbes de la conscience individuelle l’impératif d’une responsabilité collective dans l’Impasse. L’implication grandissante de certains secteurs de la science dans la redéfinition actuelle du concept de l’humain dans les processus d’autolégitimation de l’Empire en formation en deçà et au-delà des États-nations, n’en est que plus étonnante.
Dans un tel contexte, à cause des avancées même de la science, des neurosciences en particulier, la question inévitable de l’actualité de la psychanalyse prend un intérêt particulier. Les conditions épistémologiques de développement de la science aujourd’hui reconsidèrent le statut et la position des êtres individuels dans le lien social et dans l’histoire, en faisant pour le moins abstraction des subjectivités et des conditions inconscientes de leur prise de position. L’obsession toute religieuse en soi, d’échapper à toute emprise des illusions et du pouvoir religieux sur la redéfinition de l’homme dans l’histoire et dans le lien social, amène à un effacement épistémologiquement onéreux de toute une dimension historique des conditions de la subjectivité. Comment la psychanalyse qui promeut une autre problématique de la Cause se distancie-t-elle de la science et de la religion dans ce contexte où la question des conditions de la légitimation d’un ordre de coexistence est vitale pour tout sujet du désir et de la parole? Cent cinquante ans après la naissance de Freud, le positionnement de la psychanalyse dans l’Impasse aurait la dimension d’un délire théologique, s’il ne s’enracinait dans la conjoncture historique où l’impossible articulation de la science et de la politique dans l’entreprise d’autolégitimation de l’Empire renouvelle et promeut la division du sujet dans la psychose et la perversion. Une telle entreprise de redéfinition de la démocratie et du sujet du droit, menée sous la bannière à peine déguisée d’une paix sociale conforme à la globalisation des marchés, une telle entreprise a déjà subrepticement subverti les structures des discours qui tissent le lien social.

Rouvrant dans les discours officiels un espace contesté pour ce qui y est encore irrecevable, le discours psychanalytique, s’appuyant sur le savoir issu de l’expérience, pointe une autre dimension de l’Impasse, qui met en jeu la fonction même des civilisations dans leur contradiction, au-delà et en deçà des nations en conflits et des processus d’autolégitimation de l’Empire, là où un imprésentable articule les sujets à une mort légitime. Ramenant le sujet à sa cause intime, la psychanalyse aujourd’hui peut prendre en compte que la structure même de l’Impasse inclut les conditions d’une mutation historique. Le discours et l’expérience psychanalytiques nous ramènent à l’évidence que les responsabilités collectives, loin des mises en scène politiques et de leurs avatars médiatiques, ne se supportent que de l’expérience engagée des sujets. Elles ne précèdent jamais les aventures esthétiques qui ouvrent les sujets à des engagements éthiques historiquement novateurs. L’enjeu de nos discussions tournera donc autour de l’interrogation sur ce que le savoir issu de l’expérience analytique peut nous apprendre sur ces innovations collectives, esthétiques et éthiques, déjà à l’œuvre dans l’Impasse, engageant à notre insu nos conceptions du sujet humain.

Willy Apollon


Québec
  • 28 septembre 2006
  • 16 novembre 2006
  • 15 février 2007
  • 19 avril 2007
  • 7 juin 2007
ENAP
555, boulevard Charest est

Québec (Québec)

Chaque soirée débute à 19hrs

Pour informations:
Nathalie Jean

téléphone: (418) 687-4350


Montréal
  • 29 septembre 2006
  • 1er décembre 2006
  • 16 mars 2007
  • 18 mai 2007
  • 15 juin 2007

UQAM
Salle N-M110
Pavillon de l'Éducation
1205, rue Saint-Denis

Montréal (Québec)
(pour 29 septembre et 1er décembre 2006)

Pavillon Judith Jasmin
Salle des boiseries, local J2805
2ème étage
450 , rue Sainte-Catherine est
Montréal (Québec)
(pour 16 mars, 18 mai et 15 juin 2007))

Chaque soirée débute à 19hrs

Pour informations:
Jean-Émile Verdier

téléphone: (514) 843-1863

courriel: efquebec@hotmail.com

courriel: gifric.mtl@bellnet.ca


Inscription
: 250$ pour les cinq soirées

Fiche d'inscription (format PDF)

Il est possible de vous inscrire dès maintenant en téléchargeant la fiche d'inscription et en la retournant avec un chèque au montant de l'inscription, libellé à l'ordre de Gifric inc., à l'adresse suivante:

Gifric inc.
a/s de Mme Lyne Rouleau
342, boulevard René-Lévesque ouest
Québec (Québec)
G1S 1R9