Aussi,
pris au coeur de cette tourmente, nous voulons tenir au courant nos
amis et collègues, comme les membres Gifric et de l'École
freudienne du Québec à l'extérieur du Québec
et de l'Amérique du Nord, des péripéties d'une
lutte qui fait rage dans les médias régionaux. Un certain
nombre de documents rendront témoignage donc ici de nos positions
en regard de cette lutte où nous sommes résolument du
côté de la défense des orientations prises par
l'État québécois pour la transformation des services
en santé mentale pour les personnes atteintes de troubles mentaux
graves et persistants. Nous pensons en effet, parce que nous en avons
fait la preuve, que les grandes lignes des orientations du Ministère
de la santé sont justes depuis trente ans indépendamment
des accents apportés ici et là par chaque parti au pouvoir,
dans cette réorganisation des services en santé mentale.
L'accent y est mis sur le traitement de la décompensation psychotique
dans la communauté, au coeur de la participation sociale dont
il ne faut pas éloigner les patients. L'hospitalisation y est
considérée seulement en dernier recours, et principalement
en département psychiatrique des hôpitaux généraux.
Cela amène progressivement à une transformation radicale
du statut et des mandats des hôpitaux psychiatriques. Tout ceci
ouvre sur un débat sur les approches biologistes de traitement
axé sur l'hospitalisation et la médication ou les approches
de traitement orienté psychanalytiquement ou psychiquement
comme au "388" et leurs résultats. Notre site soutiendra
ce débat.
Dans
l'ordre des textes à suivre, nous donnerons donc la parole
d'abord aux utilisateurs des services et à ceux qui les accompagnent.