Fonds pour la recherche et le traitement psychanalytique des psychoses

Psychiatrie en ville

Psychoses: le débat

 
 

Une Clinique psychanalytique pour la famille

Cocktail d'information sur le Fonds

Conférence du Dr Danielle Bergeron au Congrès de l'ISPS

Dépression, psychiatrie et psychanalyse

Psychanalyse et sociétés

22 ans de traitement psychanalytique des psychoses

Comment reconnaître les psychoses et comment intervenir?

Yearly Training Seminar in Lacanian Psychoanalysis

Clinical Cases Seminar in Lacanian Psychoanalysis

Sessions de formation clinique en psychanalyse

Séminaire clinique à Montréal

Club-Art

 

Charles Turk, M.D.

Visite au "388" du Lieutenant-gouverneur, l'honorable Lise Thibault

Rapport 2004 du Président du Gifric

Lancement du livre "Dire l'impensable, l'Autre: pérégrinations avec Raymond Lemieux"

Gifric, récipiendaire 2004 du Hans W. Loewald Memorial Award

Quebec at the Caribbean:
the effects of the visit of members of GIFRIC to San Juan, Puerto Rico

 

Dire l'impensable, l'Autre: pérégrinations avec Raymond Lemieux

After Lacan. Clinical Practice and the Subject of the Unconscious

 

Invitation du CPM
8 janvier 2005

Journées cliniques
"La mutation des cercles"
15 janvier 2005

Clinical Days in Los Angeles

Journée intercercle

Journées annuelles

Le Centre de formation et de recherche du Gifric
en collaboration avec
l'École freudienne du Québec
présentent 5 soirées
sur le thème "Psychanalyse et sociétés"

"L'Im-Passe"

Sous la direction de Willy Apollon, Ph.D
Psychanalyste au Gifric

La perspective psychanalytique sur l’esthétique nous a conduit au cœur d’une impasse. Ce que l’esthétique nous rend en partie accessible est peut-être ce contre quoi au départ toute société se serait peut-être constituée. Mais dans le même temps ce qui fait pour nous l’objet de l’esthétique l’humain pourrait-il s’en priver sans disparaître? N’est-ce pas ce qui constitue l’homme dans son authenticité au-delà de cette question dès lors périmée de sa différence avec l’animal? La modernité nous avait peut-être endormis avec la question du langage comme spécifiquement humain comme fondement d’une morale sociale. Un certain rapport de l’homme à la société était ainsi posé comme condition de l’universel. L’esthétique interrogée par la psychanalyse nous conduit dans l’espace de ce qui à la fois rend le langage nécessaire en même temps qu’il ne cesse pas de ne pas s’y inscrire. L’esthétique musicale nous amenant à interroger ce qui nous reste encore inaccessible dans l’esthétique picturale, et inouï dans l’esthétique théâtrale, nous contraint à travers le jazz et le cinéma actuels, à reconnaître dans le signifiant et la société des obstacles créateurs, qui soutiennent le sujet postmoderne dans sa dés-espérance. Le rapport à la société comme telle s’en trouve subverti dans une révision radicale de la question de l’universel. Une joie sans foi ni espoir en regard des promesses et des échecs de la modernité, anime le travail qui hante le sujet contemporain dans sa quête toute nouvelle d’une solidarité sans frontières, et renvoie à un rapport aux sociétés, qui déplace profondément nos perspectives sur l’universel humain.L’universel ne se définirait plus à partir du langage, donc des liens sociaux que le langage définit, mais bien à partir de ce qui rend le signifiant du langage nécessaire pour qu’il y ait une société. Il postulerait plutôt une solidarité des sujets au-delà et en deçà de leurs liens de citoyenneté. Poser de là la question toute nouvelle de l’universalité de la musique initiée avec le jazz et de celle du cinéma initiée par la révolution des communications, c’est d’abord refuser de poser cette question de l’universalité dans les termes d’une mondialisation économique et idéologique réglée par les signifiants des sociétés du Nord et de l’Ouest. La psychanalyse ne peut se refuser à penser ces questions que lui posent la psychose d’une part, et la féminité et les nouveaux langages de la perversion d’autre part. Initiées par les impasses que l’analyse de l’esthétique musicale révèle dans les arts visuels, et répercutées dans les enjeux aujourd’hui de la psychose, les questions du féminin et les nouveaux langages de la perversion, les questions qui s’imposent à notre analyse de l’esthétique touchent désormais aux enjeux insoutenables qui sont au cœur de la constitution même du lien social. Ce que l’esthétique nous dévoile comme un imprésentable constitutif de la réalité humaine est antinomique à toute perspective de la présentation où le social trouve à légitimer en dernière instance son autorité.L’objet que la voix introduit, pur objet mental sans consistance avec le monde de la sensation et de la perception, se révèle comme insoutenable dans les limites du psychisme au point d’évoquer chez l’être la blessure de l’hallucination. D’autre part, ce même objet soutient la quête du regard au point d’y assujettir l’être dans l’attente d’un imprésentable. La réponse de l’être à cette expérience radicale de rupture l’ouvre à une écriture qui précède le langage. Cet univers intime et éminemment subjectif de la quête d’un objet qui réconcilierait l’être à la voix où l’Autre fait effraction, cet univers fonde la solitude qui d’avance coupe le sujet du lien social en rendant tout autre inapte à tenir lieu de l’objet. Cette solitude intime de l’attente de l’objet rendrait par ailleurs tout lien social impossible, s’il n’y avait cette promesse du signifiant dans le langage, ouvrant la perception à une visibilité où l’autre, le compagnon de route, paraîtrait posséder le pouvoir de donner accès à l’objet du regard. La société serait-elle cette tromperie sublime où la promesse d’une visibilité de la chose constituée dans et entretenue par le signifiant, maintiendrait le sujet dans un compagnonnage où l’attente serait moins brûlante. De l’amour à la politique, que devient cette promesse du signifiant? L’hystérique et la perversion d’une part, le féminin et la psychose d’autre part offrent dans le champ social aujourd’hui autant de réponses valides à cette question en soi indue. Ces réponses qui effrayent et bouleversent la psychiatrie et la psychologie, interrogent la structure même de nos sociétés, mettant en perspectives leur fonctionnement et leurs échecs successifs comme relevant de la logique d’une impasse interne. De Don Juan dont nul n’attend qu’il tienne ses promesses, aux institutions sociales qui ne sont pas tenues aux résultats, une politique des meilleures pratiques soutient la tromperie du côté du sublime. De la voix au signifiant, du musical au pictural, du jazz au cinéma, comme du sujet à la société une même antinomie signe l’im-passe qui traverse et motive jusqu’à un certain point les drames et les ruptures tragiques de l’histoire de notre temps et de nos histoires de sujets avec nos sociétés. Comment identifier au moins en partie les modalités et les formes de cette impasse dans nos vies de sujets et nos histoires de citoyens? Et comment nous habite-t-elle au point de rendre impossible que nous soyons sujets là où nous sommes citoyens et surtout que nous puissions prétendre être citoyens là où nous sommes sujets? Ces questions qu’aujourd’hui, la féminité, la perversion et la psychose posent à la psychanalyse, la transforme radicalement, modifiant son rapport à la société, et l’obligeant à prendre partie dans une lutte et une impasse où elle a toujours voulu se déclarer neutre, en se concevant comme asocial.


Québec

  • 23 septembre 2004
  • 25 novembre 2004
  • 27 janvier 2005
  • 31 mars 2005
  • 9 juin 2005

ENAP
Amphithéâtre
555, boulevard Charest est

Québec (Québec)

Chaque soirée débute à 19h30

Pour informations:
Nathalie Jean

téléphone: (418) 687-4350


Montréal

  • 29 octobre 2004
  • 17 décembre 2004
  • 25 février 2005
  • 15 avril 2005
  • 17 juin 2005

UQAM
Pavillon Judith Jasmin
Salle des boiseries, local J2805
2ème étage
450 , rue Sainte-Catherine est
Montréal (Québec)

Chaque soirée débute à 19hrs

Pour informations:
Thérèse Baillargeon

téléphone: (514) 843-1863

 

courriel: efquebec@hotmail.com

 

courriel: gifric.mtl@bellnet.ca


Inscription
: 250$ pour les cinq soirées

Fiche d'inscription (format PDF)

Il est possible de vous inscrire dès maintenant en téléchargeant la fiche d'inscription et en la retournant avec un chèque au montant de l'inscription, libellé à l'ordre de Gifric inc., à l'adresse suivante:

Gifric inc.
a/s de Mme Lyne Rouleau
342, boulevard René-Lévesque ouest
Québec (Québec)
G1S 1R9