Fonds pour la recherche et le traitement psychanalytique des psychoses
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  Bulletin du Fonds pour la Recherche et le Traitement psychanalytique des psychoses

Hors-série, janvier 2007
  Clinique psychanalytique
pour la famille
 

Rencontre sur la mutation du Cercle de Québec

Soirée de travail sur le thème de la castration
Matinée de travail
L'inquiétante étrangeté/
La mutation du Cercle
Le psychotique
et sa « mission »
Le Cercle psychanalytique
de Rimouski

 
Atelier sur le thème
de la castration

La castration a-t-elle un sens? La castration a-t-elle un sexe ?
 


La castration a-t-elle un sens ?
La castration a-t-elle un sexe ?

Journée clinique
organisée par
Le Groupe de travail sur la castration
sous la direction du Centre de recherche et de formation du GIFRIC
et en collaboration avec l’École freudienne du Québec.

Anny Béland, Marie-Claire Bouchard, Chantal Gagné,
Claudie Gagné et Audrey Vézina

Aux journées cliniques de mars 2006, les présentations, les questions, le débat, de même que l’enseignement clinique donné par le conseil d’éthique de l’École freudienne du Québec, ont permis d’aborder la jouissance à partir du thème : La femme et la jouissance/Le handicap dans le rapport de l’homme au féminin.

La jouissance n’a pas de sexe. Elle est le propre de l’humain, et son expression est singulière pour chacun. Toutefois, les présentations laissaient supposer un rapport particulier entre jouissance et féminin, révélant une certaine confusion autour des concepts de jouissance et de phallus, que l’enseignement clinique est par la suite venu éclairer. Ainsi il apparaît que les effets de la non adéquation de la réponse pulsionnelle à l’effraction constituent le travail de la jouissance qui détermine le sujet, homme ou femme, un travail qui fait corps avec les cellules, tissus, organes, systèmes et fonctions de l’organisme. Et la jouissance désigne une sortie hors des limites du plaisir et de la réalité, ouvrant ainsi un au-delà du principe de réalité et du principe de plaisir, pour tout sujet.

La question du masculin et du féminin, se pose plutôt dans le rapport du sujet à la structure du langage. Alors que le masculin fait confiance à la parole de l’autre, le féminin, lui, part du point de vue qu’aucune garantie ne saurait provenir de l’autre. Lors des journées de mars, on soulignait que le fait de parler de l’insuffisance du symbolique à dire la jouissance laissait sous-entendre que le langage pouvait, dans une certaine mesure, être suffisant. Mais ne s’agirait-il pas plutôt du défaut du signifiant à dire la jouissance, un défaut vis-à-vis duquel le masculin et le féminin se positionneraient de façon différente ?

Le phallus introduit la structure du langage dans les effets de l’effraction et donne à chacun la possibilité d’évoquer, de parler la jouissance mortelle qui agit en lui. Le phallus, le signifiant du manque dans le langage, permet la création d’un espace qui renverse les ravages de la jouissance en offrant un sursis à la mort. On le voit : la question du phallus pose en filigrane celle de la castration. Le sujet, jusque-là pris, aliéné, à force de tenir l’Autre responsable de son manque, n’émerge-t-il pas sous l’effet de la castration, suite à la chute de l’Autre, en prenant acte de ce manque qu’il sait désormais se creuser en lui ?

À la différence du fantasme de castration, la castration n’est pas une construction, mais bien le moment où l’Autre de la séduction tombe et que se traverse le fantasme de la scène primitive. Le sujet se retrouve alors seul avec sa pulsion et avec l’impossibilité, désormais, de rejeter la faute sur l’Autre. De ce fait, la rencontre de la castration ouvre sur l’acte éthique, sur la parole et sur la responsabilité par-devers l’ab-sens et la jouissance. Le sujet, à partir de cet espace où ça ne cesse de travailler, arrêtera de nouveaux choix qui engageront l’ensemble de sa vie.

Que savons-nous du phallus et de la castration dans notre expérience ? La castration réfèrerait-elle à une forme de disparition, de perte radicale ? Quelles pertes, mais aussi quelles découvertes préfigure-t-elle ? La castration a-t-elle un sexe ? Quels sont les enjeux liés à la castration pour un homme et pour une femme ? La castration est-elle possible hors de l’analyse ? La castration a-t-elle un sens ? Comment vivre à partir de son désir dans la société, dans la coexistence, en sachant la part de séduction et d’imaginaire incluse dans le lien social ? Et si la psychanalyse est dite asociale, que signifie alors ce lien social ?

Argument proposé par Anny Béland, Marie-Claire Bouchard, Chantal Gagné, Claudie Gagné, Audrey Vézina. Groupe de travail, finissants 2005

Programme

Inscription

8h30

Ouverture
M. Raymond Lemieux

9h00

La castration: Faire de la vie un héritage. Réflexion sur le legs d'Eva Peron, "Evita"
Carina Saragovi

9h15

Qu'a-t-elle à perdre dans la rencontre avec la castration?
Gaétane Mathieu, Micheline McNicoll, Chantal Vézina

10h00

Pause

Buvons!! Sniffons!! Non!!
Non!! À la castration!!
L'insensé d'une double perte
Lucie Richer

11h00

L'humain renonce-t-il à la recherche de satisfaction?
Bernadette Colombel

11h30

Plénière

12h00

Dîner

12h30

Le corps est le réceptacle de l'effraction, et la parole offre une issue au ravage inévitable de cette effraction
Anny Béland, Marie-Claire Bouchard, Chantal Gagné, Claudie Gagné, Audrey Vézina

14h00

Débat

14h30
Pause

15h30

Enseignement sur le thème de la journée
Conseil d'éthique de l'ÉFQ

15h45

Plénière

16h45

Clôture de la journée

17h15

Rencontre cordiale autour d'un verre de vin

17h30
Date et lieu

Vendredi le 26 janvier 2007

Hôtel Plaza
Salle Carmen
3031, boul. Laurier
Québec (Québec)
G1V 2M2

Inscription


Sur place

Coût pour la journée: $65

Libeller votre chèque ou votre mandat postal à l'ordre de: Gifric inc.