25 juin 2007
  Fonds pour la recherche et le traitement psychanalytique des psychoses
  Psychiatrie en ville
   
  Le traitement psychanalytique de la crise psychotique dans la communauté
  Lacan in the Clinic:
The Subject of the Unconscious

Danielle Bergeron, M.D. and Theodore Ellenborn, Ph.D
  Dépression, psychiatrie et psychanalyse
  Psychanalyse et sociétés
  Yearly Training Seminar in Lacanian Psychoanalysis
  Clinical Cases Seminar in Lacanian Psychoanalysis
  Sessions de formation clinique en psychanalyse
 

Séminaire clinique à Montréal

  Liste des publications sur la psychose
 

  Les enjeux de perversion aujourdhui
 
  Bulletin du Fonds pour la Recherche et le Traitement psychanalytique des psychoses
 
  Vol. 8, no 2, février 2006
  Clinique psychanalytique
pour la famille
 


Des enfants malades
d’une société en mal de sens
Problématique de la parenté
au Québec aujourd’hui

La femme et la jouissance/
Le handicap dans le rapport
de l'homme au féminin

 
  What Are the Stakes of Lacanian Psychoanalysis
  From The Pass to the School: The Unconscious, Transmission, and Knowledge

Le Centre de formation et de recherche du Gifric
en collaboration avec
l'École freudienne du Québec
présentent 5 soirées
sur le thème "Psychanalyse et sociétés"

"L'Im-Passe"

L’horreur du vide à peine aperçu… du ciel étoilé au dessus de nos têtes

Sous la direction de Willy Apollon, Ph.D
Psychanalyste au Gifric

Que la société, soit aujourd’hui le lien social déterminé par le discours des maîtres, se fissure de ce contre quoi elle a été instaurée, ce constat nous découvre l’impasse dont se nourrissent nos angoisses et la grande peur des maîtres. La guerre au terrorisme pour détruire-sauver ce qui reste de la démocratie mise en œuvre après les révolutions qui ont promu la raison avec la promesse de bonheur qui ont caractérisé le modernisme, cette guerre embrassée par les nations riches précipite aujourd’hui tous les mécanismes de contrôle qui assure une mondialisation de ce discours des maîtres. Nous ne pouvons pas faire fi de cette conjoncture globale dans l’examen des situations qui régionalement servent de contraintes aux aspirations des sujets. La discussion des conjonctures qui déterminent notre notion courante, sinon peut-être même le concept du peuple, nous a conduit à la possibilité historique de concevoir ces contraintes régionales comme autant d’instruments objectifs de contrôle du peuple comme tel dans les limites territoriales où ce concept peut conserver son sens historique. L’examen des conditions du devenir nation nous a fait découvrir l’importance de la stratégie d’effacement de l’histoire dans l’opération même de contrôle des populations en lutte pour la gestion des ressources de leur territoire. Ces luttes, stratégies de contrôles et contraintes historiques et politiques qui font rage dans les rapports entre les peuples et les nations, paraissent de plus en plus déterminantes dans ce qu’il était convenu maintenir sous le concept du symbolique. Non pas que ce dernier s’y réduise ou doive y être confondu, loin de là, mais les marges que ces luttes, ces stratégies et ces contraintes laissent au travail de la culture et dans la mise en œuvre d’exigences symboliques qui conditionnent le souhaitable, sont de plus en plus réduites, en regard des processus et des mécanismes de légitimation du discours du maître comme règle de pensée. Dans ce contexte global la première dimension de l’Im-passe nous a paru se vérifier dans l’horreur de ce qui se profile comme vide symbolique à l’horizon des luttes où les sujets peuvent encore se recon-naître en prenant position. Quel sens peut encore avoir aujourd’hui la question du symbolique? Ce n’est pas une question qui peut être prise en compte dans le discours du maître. Elle fissure ce discours et met en cause la légitimité de sa fonction. Comme telle, ce n’est plus si évident que cette question puisse avoir quelque intérêt que ce soit dans l’entreprise des médias qui généralisent le prêt à penser que les maîtres financent. L’opération médiatique en effet soutient aujourd’hui la rectitude politique des discours communs en privilégiant leur validation par l’image. Cette vieille opération du début de la modernité qui consistait à approfondir au profit de la raison, les vieilles stratégies moyenâgeuses de crédibilisation du signifiant par l’encodage du visible, cette vieillerie perdure dans les médias et dans les sciences, au moins telles que celles-ci sont encore réutilisables pour ces médias, dans l’apologétique du discours des maîtres. Cette opération maintient la rectitude politique dans le discours courant comme le chien de garde de la morale sociale qui supporte les petites bourgeoisies dans le service des maîtres. Elle nous permet également d’avoir une perspective plus exacte sur la fonction d’un certain discours scientifique dans la consolidation du discours courant. Un certain usage du discours du droit, tel qu’il est maintenu, hors des prétoires, dans les médias et dans la politique, renforce le moralisme de bon ton qui clôt l’entreprise. Il y a quelque chose de désespéré dans cet effort vain, toujours recommencé mais combien onéreux pour les subjectivités en souffrance, pour tenter de combler les trous et recoudre les déchirures de l’espace symbolique. Nous ne sommes sans doute pas encore au point de nous rendre à l’évidence que les discours qui tissent le lien social ne sauraient en aucun cas être substitués au champ symbolique où les subjectivités en quête d’autre chose trou-vent à créer des lieux pour l’imprésentable. Les exigences profondes qui hantent la créativité et les protestations des sujets mettent en pièces la crédibilisation du signifiant où se fondent les processus de légitimation du discours des maîtres. La peinture et la musique modernes ont déjà depuis un temps anticipé ce mouvement d’invalidation du sens promu dans l’encodage du visible. Le sujet postmoderne est né de cette rupture où l’esthétique musicale requiert au-delà du visible et sans le signifiant ce qui fondamentalement échappe à toute présentation dans le lien social. Son expérience nous convie au savoir que les exigences d’un tel sujet se supportent davantage de ce à quoi la psychanalyse aujourd’hui, grâce à Lacan, offre ses chances à travers le dispositif de la passe. Ici et là, en dépit de toute rectitude politique que ce soit dans la protestation hystérique ou dans la critique des processus de légitimation qui occulte l’impunité des maîtres, le sujet du désir transcende et informe l’acte du citoyen. Il traverse les limites historiques de la nation pour en réassurer les fondations dans une responsabilité collective des peuples en regard du devenir de l’homme et de son habitat. C’est sans doute une des grandes leçons du savoir issu de l’expérience de la psychose, nous sommes collectivement responsables du bien comme du mal que nous projetons sur Dieu ou le diable. C’est également une conjoncture inséparable de l’expérience collective de l’im-passe. La reféodalisation de la planète par les nouveaux maîtres nourrit sa propre limite et ses conditions d’implosion à travers l’éducation généralisée, l’accès inévitable au savoir issu des expériences extrêmes et le développement incontrôlable des techniques de communications. Ce qui a cours comme contrainte et comme créativités au niveau local et régional est surdéterminé par la globalisation du processus. Il s’ensuit une subversion de la position du citoyen par ce que cette conjoncture globale peut ouvrir de chance au sujet pour dire et expérimenter ce qui fonde sa quête irrépressible au-delà de l’offre et de la demande où le citoyen est piégé dans l’interdit de penser. Les aspirations nouvelles provoquées par l’im-passe au-delà de l’angoisse, mobilisent des forces vives qui font effraction dans les contraintes sociales et historiques où s’alimente le discours des maîtres dans le maintien du statut quo. Ce qui est en jeu désormais est la négation pure des limites du possible et l’ouverture à l’expérimentation généralisée comme mode ultime de résistance des sujets contre l’enfermement dans l’irresponsabilité collective en regard de l’impunité des maîtres. La sortie des limites qui définissent l’incontrôlable ouvre sur l’angoisse d’un à-venir sans nom ni norme. La nécessité toute nouvelle de responsabilités collectives en regard d’une telle conjoncture dans sa globalité semble devoir prendre la dimension d’une condition nécessaire dans la redéfinition du souhaitable. L’Im-Passe serait-elle alors non seulement la figure d’une fin mais en même temps celle de la mutation dont une telle fin serait le déclencheur sans qu’en apparaissent encore vraiment les attracteurs principaux?

Willy Apollon

Québec
  • 29 septembre 2005
  • 17 novembre 2005
  • 19 janvier 2006
  • 16 mars 2006
  • 8 juin 2006
ENAP
555, boulevard Charest est

Québec (Québec)

Chaque soirée débute à 19h30

 

Pour informations:
Nathalie Jean

téléphone: (418) 687-4350


Montréal
  • 7 octobre 2005
  • 16 décembre 2005
  • 24 février 2006
  • 21 avril 2006
  • 16 juin 2006

UQAM
Pavillon Judith Jasmin
Salle des boiseries, local J2805
2ème étage
450 , rue Sainte-Catherine est
Montréal (Québec)

Chaque soirée débute à 19hrs

Pour informations:
Thérèse Baillargeon

téléphone: (514) 843-1863

courriel: efquebec@hotmail.com

courriel: gifric.mtl@bellnet.ca


Inscription
: 250$ pour les cinq soirées

Fiche d'inscription (format PDF)

Il est possible de vous inscrire dès maintenant en téléchargeant la fiche d'inscription et en la retournant avec un chèque au montant de l'inscription, libellé à l'ordre de Gifric inc., à l'adresse suivante:

Gifric inc.
a/s de Mme Lyne Rouleau
342, boulevard René-Lévesque ouest
Québec (Québec)
G1S 1R9