Fonds pour la recherche et le traitement psychanalytique des psychoses
  Psychiatrie en ville
 
 
Club.Art:
"La mémoire du sablier"
(artiste: Réjeanne Lizotte)
 

Le traitement psychanalytique
des psychoses
 

Dépression, psychiatrie et psychanalyse
  Psychanalyse et sociétés
  Yearly Training Seminar in Lacanian Psychoanalysis
  Clinical Cases Seminar in Lacanian Psychoanalysis
  Sessions de formation clinique en psychanalyse
 

Séminaire clinique
à Montréa
l

  Liste des publications sur la psychose
 

  Les enjeux de perversion aujourdhui
 
  Bulletin du Fonds pour la Recherche et le Traitement psychanalytique des psychoses

Hors-série, janvier 2007
 
  Clinique psychanalytique
pour la famille
 

Rencontre sur la mutation du Cercle de Québec

Soirée de travail sur le thème de la castration
Matinée de travail
L'inquiétante étrangeté/
La mutation du Cercle
Le psychotique
et sa « mission »
Le Cercle psychanalytique
de Rimouski

 
Atelier sur le thème
de la castration

La castration a-t-elle un sens? La castration a-t-elle un sexe ?
 

Le traitement

Journée clinique
organisée par
Le Centre de Formation et de Recherche du Gifric
et le Fonds pour la Recherche et le Traitement psychanalytique des Psychoses

Un quart de siècle, (25 ans en février 2007), de travail des psychotiques avec les psychanalystes du Gifric, nous conduit aujourd’hui à une conclusion évidente : il ne suffit pas de soigner la psychose par des moyens biochimiques, voire un jour génétiques, contrôlés scientifiquement dans un cadre hospitalier rigoureux, tout en offrant au psychotique des conditions de vie améliorées sous une surveillance psychosociale axée sur la compassion. Il faut faire au moins cela, c’est un minimum, avec les résultats que l’on sait.

psychanalytique


Aujourd’hui, l’expérience contrôlée du travail psychanalytique de plusieurs centaines de psychotiques ces vingt-cinq dernières années nous apprend avec des résultats qui établissent des pratiques probantes, que l’on peut commencer à faire autrement, avec un tout autre résultat, pour ceux qui le désirent vraiment et qui sont prêts à y mettre le prix nécessaire d’implication subjective et de travail quotidien.

Au-delà des soins à la psychose qui se réclament de données probantes et de la compétence scientifique des soignants dans une visée thérapeutique, on peut offrir désormais un traitement véritable au sujet psychotique, dans une visée psychanalytique, où il devient l’acteur principal d’un dispositif clinique qui repose sur l’éthique qui articule et anime les équipes qui soutiennent son travail. Le traitement psychanalytique qui s’adresse au sujet repose en effet sur l’offre d’une équipe et l’engagement éthique du patient, de la même façon que les soins qui prennent en charge son organisme reposent sur les données probantes et la compétence thérapeutique des soignants. La construction d’une grande œuvre architecturale ou musicale, musée ou théâtre, concerto ou symphonie, pour loger ou exprimer les grandes réalisations et expériences de l’esprit humain, suppose la coopération de nombreux corps de métiers, de nombreux groupes d’instrumentistes, qui tous doivent concourir à la réalisation de la même œuvre sous la conduite d’un architecte et d’un chef d’orchestre. Le traitement psychanalytique des psychoses est de cet ordre de chose, il articule une diversité de pratiques d’intervention à l’unité d’une perspective théorique et clinique, avec cette particularité que l’architecte ici, ou le chef d’orchestre, ce n’est pas le spécialiste, mais le sujet psychotique lui-même. Tout l’art des équipes traitantes est de dépasser la problématique thérapeutique de soignants compétents pour accéder avec le sujet psychotique à celle, psychanalytique, de sa responsabilité éthique de sujet dans son propre traitement, en position d’acteur principal du dispositif clinique qui est mis à sa disposition pour l’aider à la conquête de son rétablissement dans un statut de citoyen qui participe avec les autres, en toute responsabilité.

Le traitement suppose donc une double dimension clinique et éthique structurellement articulées. L’unité théorique qui anime et unifie la dimension clinique en la fondant sur l’inconscient du patient commande l’éthique qui articule la diversité des pratiques de tous les intervenants dans le traitement, quelle que soit l’équipe où ils sont convoqués à intervenir dans le dispositif clinique au service du sujet dans la conquête de sa santé. Ce n’est que de cette articulation de son éthique personnelle à l’unité d’une perspective clinique au service du sujet en traitement, que chacun des acteurs du traitement s’autorise et doit répondre des conséquences de son acte dans l’évolution du traitement.

Ce traitement est psychanalytique en ceci qu’il mobilise la responsabilité éthique du sujet et que son acte se vérifie à ses conséquences évaluables. Il s’articule donc en termes de projets et d’objectifs évalués à termes et où le sujet vérifiant constamment sa position peut progressivement reprendre le contrôle de sa vie dans les cadres établis avec ses coéquipiers dans le traitement. C’est donc un traitement éminemment personnalisé, qui s’adresse au sujet dans son rapport à sa psychose, à son histoire et à ses symptômes. Une telle perspective commande le principe que toute équipe de traitement est constituée, ou recomposée si nécessaire, d’abord en fonction du sujet, plutôt qu’en fonction de son symptôme.

Cette journée sur le traitement psychanalytique des psychoses tentera à partir de quelques cas de rendre compte de ces dimensions cliniques de l’unité de l’approche, et éthique de la diversité des pratiques dans le traitement, où la fonction de l’équipe dans l’intégration de ces deux axes est fondamentale pour chaque cas clinique. En fin de journée sera reprise et discutée cette intégration, toujours à recréer dans chaque cas particulier, des pratiques diverses (psychanalytique, psychiatrique, clinico-administrative, parentale, professionnelle, socioculturelle et artistique) des différentes équipes dans la problématique clinique qui préside à l’évolution du traitement.

Programme

Inscription

8h30

Mot de bienvenue
Raymond Lemieux, Président du Gifric

9h00

Le comité d'admission

Lucie Cantin
Psychanalyste
Andrée Cardinal
Psychiatre

9h10

Discussion

9h50

Le plan de traitement et l'équipe
  • Fonction de l'usager
  • Fonction de l'intervenant clinique
  • Fonction du psychiatre

Le plan de traitement et l'équipe

Danielle Bergeron
Psychanalyste et psychiatre
Nathalie Jean et Renaud Métivier
Intervenants cliniques

10h05

Discussion

10h45

Pause

11h00

La réunion hebdomadaire de supervision clinique

Marie-Claire LeRoy
Psychiatre
Camille Fortin, Odette Gagnon
et Richard Carrier
Intervenants cliniques
Suzanne Levasseur
Agent social
Denis Morin
Ethnoanalyste

11h10

Discussion

11h50

Déjeuner

12h10

La réunion clinico-administrative

  • L'analyse et l'évaluation
    des cas difficiles
  • L'orientation clinique

Danielle Bergeron
Psychiatre, psychanalyste, directrice
Lucie Cantin
Psychanalyste, directrice adjointe

13h35
Discussion

14h15

La révision clinique trimestrielle

France Turmel
Psychiatre
Benoît Bélanger
Intervenant clinique
Lyne Rouleau
Agent de recherche

14h30

Discussion

15h10

Pause

15h25

Le dispositif de traitement et la problématique clinique

  • Première partie du traitement
  • La réarticulation sociale
  • Deuxième partie du traitement

Willy Apollon
Psychanalyste, analyste consultant

15h35

Discussion générale

16h25

Clôture de la Journée

16h55
Date et lieu

Vendredi le 23 mars 2007

Grande Bibliothèque
475, boul. De Maisonneuve est
Montréal
Utiliser l'entrée située rue Berri
Métro le plus proche: Berri-Uqam

Stationnement intérieur sous la Bibliothèque
Entrée rue Berri, près d'Ontario
10$ pour la journée

 
Inscription


Coût pour la journée: $120

Libeller votre chèque ou votre mandat postal à l'ordre de: Gifric inc.

Faire parvenir votre paiement, avec vos nom, prénom, adresse complète, numéro de téléphone et adresse courriel à:

Secrétariat du Gifric à Montréal
a/s Mme Renée Paquette
4934, rue Saint-Denis
Montréal (Québec)
H2J 2L6

Pour informations


Mme Renée Paquette
ou Dr Patricia Murphy
Téléphone: 514.843.1863
Télécopie: 514.843.9653
Courriel: gifric.mtl@bellnet.ca


Conférenciers

Willy Apollon est docteur en philosophie (Paris, Sorbonne), psychanalyste, membre fondateur du Gifric, psychanalyste consultant et responsable de la formation du personnel au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”. Il est directeur de la Clinique psychanalytique pour la famille, directeur de la recherche au Centre de Formation et de Recherche du Gifric et membre du Conseil clinique du Gifric.

Benoît Bélanger est clinicien analyste et psychologue, intervenant clinique au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”, membre du Gifric, ancien directeur de l’École freudienne du Québec (ÉFQ) et membre du Conseil d’éthique de l’ÉFQ.

Danielle Bergeron est psychanalyste et psychiatre, directeur du Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”, responsable du programme de thérapie analytique à court terme au Pavillon Roy-Rousseau. Elle est professeur agrégé de clinique au département de psychiatrie de l’Université Laval, responsable de l’enseignement au Centre de Formation et de Recherche du Gifric et responsable du Conseil clinique du Gifric.

Lucie Cantin est psychanalyste et psychologue, directeur adjoint du Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”. Elle est professeur de clinique à l’École de psychologie de l’Université Laval, vice-présidente du Gifric, responsable des stages et de la publication au Centre de Formation et de Recherche du Gifric, membre du Conseil clinique du Gifric et directeur de la collection savoir, psychanalyse et analyse culturelle.

Andrée Cardinal est psychiatre et psychothérapeute au CHAUQ, Pavillon Enfant-Jésus. Elle y exerce la psychiatrie générale et est superviseur clinique de résidents en psychiatrie. Elle est professeur de clinique au département de psychiatrie de l'Université Laval. Depuis plusieurs années, avec le Dr Danielle Bergeron, elle donne le cours d'introduction aux concepts psychanalytiques aux résidents de première année de psychiatrie. Elle est membre du Gifric.

Richard Carrier est anthropologue de formation. Il est intervenant clinique au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”.

Camille Fortin, B.A. Elle est infirmière de formation et intervenante clinique au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”.

Odette Gagnon, M.Ps. Elle est intervenante clinique au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”.

Marie-Claire LeRoy est clinicienne analytaste et psychiatre au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”. Elle est aussi membre de l’École freudienne du Québec.

Nathalie Jean, B.A. Elle est infirmière de formation et intervenante clinique au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”, membre du Gifric et membre de l’École freudienne du Québec.

Suzanne Levasseur est travailleuse sociale et agent social au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le "388", membre du Gifric et membre d'un Cercle de l'École freudienne du Québec.

Renaud Métivier, M.A. (philosophie). Il est psychologue et philosophe de formation. Il est intervenante clinique au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”, membre du Gifric et membre d'un Cercle de l’École freudienne du Québec.

Denis Morin, M.Ps. Il est ethnoanalyste au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le "388", membre du Gifric et membre de l'École freudienne du Québec.

Lyne Rouleau est anthropologue de formation et clinicienne analyste. Elle est agent de recherche au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le "388". Elle est membre du Gifric et membre de l'École freudienne du Québec.

France Turmel est clinicienne analyste et psychiatre au Centre psychanalytique de traitement pour jeunes adultes psychotiques, le “388”, membre du Gifric et ancienne directrice de l’École freudienne du Québec (ÉFQ)