Deuxième
session
-Le névrosé et l’Autre-
Quel
est le rapport du sujet névrosé à l’Autre en
regard du travail de la jouissance, qui détache le corps comme objet?
La production du Père ou l’appel au Père fait figure
de recours provisoire où le sujet abandonne à l’Autre
sa responsabilité éthique en regard de la jouissance. Ce choix
du Père conforte le mécanisme du refoulement où le
sujet s’endort dans l’illusion d’échapper au travail
de la pulsion de mort. L’impératif de la production de l’orgasme
féminin va conforter pour le névrosé l’illusion
d’un désir dont l’objet serait sexuel.
Troisième
session
-Le psychotique et le savoir-
Le
psychotique nous rencontre avec un savoir qu’il tiendrait de l’Autre
sur un désordre ou un défaut introduit dans l’univers.
Cette entreprise d’une jouissance sans nom, il saurait quant à
lui la contrer par un travail qui est la matière même de sa
mission dans la vie et de sa raison d’être. Nous n’aurions
pas l’occasion de cette rencontre si quelque événement
ou accident n’avait provoqué un arrêt, catastrophique
pour lui, de ce travail de restauration. Notre accueil de son savoir nous
met dans une position de disciple dont le renversement sera la condition
essentielle et préalable de tout traitement possible par le transfert.
Mais d’emblée le porteur de ce savoir est aux antipodes et
revêche à l’idée même d’un tel traitement.
Quatrième
session
-
Le pervers et la démonstration-
Le
pervers nous invite à une démonstration dont les prémisses,
pas plus que la conclusion, ne nous seraient jamais livrées. Au coeur
du scénario qui met en scène cette démonstration, l’occultation
décidée du détachement du corps érotique par
la jouissance de l’Autre s’organise dans la promotion d’un
montage où le pervers fait état d’une connaissance redoutable
des puissances du sexe. Il soutient en cette opération l’inexistence
de l’Autre pour en assurer la jouissance en en occupant la place.
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